Soutien à la mobilisation
des salarié·es
du studio d'animation Jungler !
Communiqué
Jeudi 19 mars, les salarié·es du studio de films d’animation Jungler qui travaillent sur le projet de long-métrage Kittened se sont mis·es en grève pour réclamer des contrats de travail conformes au Code du travail et à la Convention collective.

Cette grève fait suite à de nombreux échanges entre le collectif de salarié·es et la direction depuis plusieurs mois.

Les salarié·es ont cherché à régler la situation à l’amiable, et s’il est à noter que la direction s’est montrée ouverte pour échanger, le droit du travail n’est toujours pas appliqué sur de nombreux points.

Les salarié·es, que le SPIAC-CGT a accompagné tout au long de ces échanges, font ces demandes car ils et elles souhaitent pouvoir travailler dans un cadre légal et sécurisé.

À la suite d’un vote de grève majoritaire, ils et elles ont donc déposé jeudi auprès de la direction du studio la liste de leurs revendica-tions, qui sont des demandes d’applications strictes du droit du travail.

Ils et elles revendiquent notamment :

  • Des contrats couvrant l’entièreté de la phase de production jusqu’à la fin envisa-gée du projet, et donc la fin des contrats au mois qui créent une incertitude permanente.
  • Des contrats remis aux salarié·es dans les délais prévus par le Code du travail et la convention collective et qui ne soient pas antidatés.
  • Des contrats stipulant la phase de fabrication réelle du projet, à savoir actuellement la phase de production, et donc la fin du recours abusif à la phase de conception permettant de contourner la limitation conventionnelle de 4 CDDU en phase de production ainsi que la fin du recours abusif au changement de nom de projet.
  • Des contrats faisant l’objet d’avenants si nécessaire, et donc la fin de la pratique consistant à éditer de nouveaux contrats pour en retirer rétroactivement les jours off imposés par le studio.

  • Des tickets-restaurant et une appréciation similaire des jours fériés pour les salarié·es en CDI et en CDDU.

Ces revendications étaient accompagnées d’une proposition de rencontre avec la direction afin de convenir des modalités de régularisation de cette situation.

Cette réunion s’est tenue hier, en présence de salarié·es mobilisé·es et de représentant·es du SPIAC-CGT.

À l’issue de cette réunion, les salarié·es n’ont pas obtenu de garantie que leur situation serait régularisée, la direction conditionnant cette régularisation à des échéances propres au studio.

Nous le rappelons ici : le respect du droit du travail est un préalable, pas une variable d’ajustement liée à des enjeux de production ou de studio.

Cette situation n’est pas un cas à part, et c’est toute une partie du secteur de la production de films d’animation qui pratique ces atteintes constantes aux droits qui plongent les salarié·es dans une situation de grande précarité.

Nous invitons les salarié·es dans chaque studio à discuter et à se structurer collectivement comme le font les salarié·es de Jungler, et à demander le respect de leurs droits. Le SPIAC-CGT se tiendra aux côtés de toutes celles et tous ceux qui se mobiliseront en ce sens !
Le Conseil national

Paris, le 24 mars 2026

Retour en haut