Grève et débrayage :
mode d'emploi
5 novembre et au-delà
La grève, c’est quoi ?
La grève est la cessation complète du travail sur une journée entière en vue de faire aboutir des revendications d’ordre professionnel.
Le débrayage, c’est quoi ?
Le débrayage est la cessation complète du travail sur une une durée plus courte qu’une journée de travail : on peut débrayer 1 heure, 2 heures, une demi-journée etc. Le débrayage est en réalité une grève de courte durée.
C’est une pratique courante sur les plateaux de tournage en audiovisuel ou cinéma, et sa portée politique reste importante.
Le débrayage s’organise de la même façon qu’une grève d’une journée et les salarié·es qui l’exercent sont protégé·es par le droit de grève.
Pour le 5 novembre, si la grève sur une journée n’est pas possible, nous appelons les salarié·es à organiser un débrayage.
Qui peut faire grève le 5 novembre ?
Comme il existe un appel national à la grève porté notamment par la CGT Spectacle, vous pouvez faire grève, seul·e ou en groupe.
Que vous soyez syndiqué·e ou non, que vous ayez déjà signé votre contrat de travail ou pas encore : vous pouvez vous mettre en grève.
L’appel national à la grève du 5 novembre défend les revendications suivantes :
- Augmentation des salaires, des allocations chômage et des retraites ;
- Blocage des prix des produits de première nécessité ;
- Retrait des coupes budgétaires prévues pour 2027 aux dépends des services publics et de la protection sociale, notamment pour les secteurs de la culture ;
- Le droit pour chacun·e d’étudier dignement, de choisir son avenir et d’accéder à la culture ;
- Le respect total par les pouvoirs publics de la liberté de manifester.
Est-ce qu’il faut déposer un préavis ?
Un préavis de grève est un document écrit officiel par lequel les représentant·es des salarié·es (généralement un ou plusieurs syndicats) informent formellement la direction de l’entreprise ou l’employeur·se de leur intention de faire grève.
S’il est nécessaire dans le secteur public, aucun préavis de grève n’est obligatoire dans une entreprise privée.
Pour le 5 novembre, comme il existe un appel national, c’est en théorie à l’employeur·se de se renseigner sur le motif de votre absence. Vous pouvez donc faire grève sans le prévenir.
Mais en fonction des rapports de force sur votre lieu de travail, cela peut vous protéger de l’informer que vous allez exercer votre droit de grève – ou avant la journée de mobilisation, ou le jour même.
Comment faire grève ?
Vous avez envie de faire grève mais vous vous sentez seul·e, et vous ne savez pas par où commencer ?
Parlez-en autour de vous ! Vous avez sans doute des collègues qui, comme vous, se sentent concerné·es, ont envie de se mobiliser mais sans savoir comment.
Essayer de vous réunir ensemble pour discuter des motifs de la grève et de comment la mettre en place.
Dans nos métiers précarisés, plus les grévistes sont nombreux·ses, mieux ils et elles sont protégé·es contre d’éventuelles représailles des employeur·ses. Donc même s’il est possible de faire grève seul, mieux vaut être plusieurs pour le faire.
Faut-il que la grève soit majoritaire parmi les collègues ?
Il est possible d’organiser un vote de grève pour se compter et savoir combien de collègues participeront au mouvement.
Vous pouvez voter sur le fait de se mettre en grève sur une journée ou sur un temps plus court (i.e. de débrayer) et sur ce que vous souhaitez faire pendant le temps libéré.
Dans le cas où la grève serait votée de façon minoritaire, elle ne doit pas empêcher les collègues qui le souhaitent de se mobiliser – sinon, le vote devient un prétexte à l’inaction.
Pour différentes raisons, il peut être parfois difficile de s’engager même si on le souhaiterait. C’est pourquoi ne pas faire grève ne signifie pas qu’on ne soutient pas les collègues mobilisé·es.
On peut par exemple décider de donner une partie de son salaire à une caisse de grève et de s’engager à protéger les collègues mobilisé·es face à l’employeur·se.
Que faire durant le temps de grève ?
Sur le temps libéré, vous pouvez organiser une assemblée des salarié·es pour déterminer vos revendications pour la suite du mouvement, aller en manif, fabriquer des pancartes, et surtout rendre visible votre mobilisation en prenant des photos de l’équipe mobilisée.
Faites remonter vos photos de grève au SPIAC-CGT, qui se chargera de masquer les visages pour les partager. Nous ferons ensuite remonter les lieux de travail en grève (et en débrayage) pour qu’ils soient comptabilisés au niveau national.
Lors de la grève, l’occupation des lieux de travail et les piquets de grève sont autorisés tant qu’ils
n’entravent pas la liberté du travail des non-grévistes et que la sécurité des biens et des personnes est assurée.
Et mon salaire ?
Un jour de grève n’est pas un jour chômé : c’est une journée de mobilisation. La retenue sur la rémunération doit être proportionnelle à la durée de l’arrêt de travail. L’employeur·se ne peut pas non plus vous demander de récupérer les heures de travail perdues du fait de la grève.
La caisse de grève : un outil précieux pour la mobilisation
Pour aider financièrement les grévistes les plus précaires, le SPIAC-CGT a une caisse de grève. N’hésitez pas à y faire appel.
Besoin d’infos
supplémentaires avant
de lancer une grève ?
Nicolas Yassinski, délégué général
07 89 35 54 21
nicolas.yassinski@spiac-cgt.org
Louise Rocabert, déléguée générale
06 81 81 26 04
louise.rocabert@spiac-cgt.org
