Face au blacklistage :
organisons-nous !
Communiqué
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE OUVERTE À TOU·TES
MARDI 17 FÉVRIER À 19H
À l’automne 2025, une liste de plus de 850 technicien·nes et artistes interprètes se met à circuler dans la profession, répertoriant et triant les travailleur·ses selon un code couleur.
Sont également inscrits des commentaires sur les salarié·es, parfois favorables, parfois dégradants, qui relèvent dans certains cas de la discrimination : validisme, sexisme, appartenance syndicale supposée.
D’autre part, pour un certain nombre de collègues listé·es en rouge, le commentaire fait état de demandes liées aux conditions de travail, comme le paiement des heures supplémentaires. Ainsi, une simple demande d’application du droit du travail et des textes conventionnels suffit, aux yeux des personnes qui ont rédigé cette liste, à justifier un blacklistage.
Ce document fait état de ce que tou·tes les technicien·nes connaissent : une pratique décomplexée de blacklistage basée sur des critères illégaux.
Nous, technicien·nes du cinéma, l’audiovisuel, du film d’animation, nous indignons face à ces pratiques !
Depuis la sortie de ce tableau, le SPIAC-CGT a entamé une série de démarches juridiques afin de faire toute la lumière sur la provenance de ce tableur et pour que des actions en justice puissent être entamées contre les responsables de ce document. Nous avons ainsi déposé plainte auprès du Procureur de la République de Paris et nous avons saisi le Défenseur des droits. Nous avons également informé les salarié·es concerné·es sur les démarches qu’ils peuvent entreprendre vis-à-vis de ces instances ainsi que de la CNIL, afin de faire valoir leurs droits.
Au-delà de ces démarches juridiques, nous souhaitons construire une action collective pour prendre le problème à sa racine : enrayer la logique qui préside à cette pratique de fichage, qui diffuse la peur, pèse sur nous et nous entrave pour mener des discussions et actions visant au respect de nos droits.
Ces pratiques de blacklistage s’accompagnent bien souvent de violences morales de toutes sortes, déployées pour nous empêcher d’y voir clair.
Nous avons également inscrit la question du blacklistage dans nos secteurs dans le cadre de la campagne nationale menée par la CGT contre les attaques que subissent les salarié·es qui se mobilisent pour leurs droits. Il en sera ainsi question lors du meeting de la CGT du 4 février pour la liberté syndicale.
Seul·e, nous sommes fragiles ; mais ensemble, nous pouvons créer un rapport de force solide pour que ces pratiques violentes, honteuses, et illégales cessent définitivement. Nous voulons travailler dans un environnement de travail serein, et pour cela les employeur·ses doivent prendre leur responsabilité et mettre définitivement un terme à ces pratiques.
Nous vous invitons ainsi à une Assemblée Générale pour échanger sur la situation et construire une riposte commune.
Toute une palette d’actions est possible, à nous d’en discuter lors de cette Assemblée.
Pour réduire la menace d’une discrimination à l’embauche liée à la défense de nos droits, nous devons être de plus en plus nombreux·ses à les connaître et les revendiquer.
