Le SPIAC-CGT de retour dans les négociations conventionnelles de la production de films d'animation !
Communiqué
Les arrêtés de représentativité du secteur sont enfin publiés : le SPIAC-CGT va à nouveau pouvoir lutter pour l'intégration de nouveaux droits dans la convention collective face aux employeur·euses !

Il aura fallu plus d’un an au Ministère du Travail pour publier les arrêtés de représentativité, issus du résultat des élections dans les TPE (Très petites entreprises) additionné aux résultats des élections CSE (Comités sociaux et économiques) des studios et entreprises de plus de 11 salarié·es. Cette représentativité permet de déterminer le “poids” de chaque organisation syndicale dans les négociations avec les employeur·ses. Être représentatif nous permet de proposer et de voter des projets d’avenants au texte qui encadre la pratique salariale dans notre secteur, la Convention collective. Pendant les quatre prochaines années, les délégué·es des salarié·es et des employeur·ses se retrouveront régulièrement pour débattre et trouver des compromis en fonction du rapport de force.


Après 4 ans d’absence, le SPIAC-CGT revient en force à la table des négociations avec 21,74% de représentativité. Nous devrons cependant encore convaincre d’autres organisations de salarié·es, puis patronales, pour faire passer nos propositions d’amélioration de la convention collective. Un travail de fond collectif et régulier, c’est ce que le SPIAC s’engage à faire comme il le fait partout ailleurs. Nous le ferons de façon ouverte et transparente, en consultant et informant les travailleur·ses. Nous refusons les pratiques syndicales obscures et anti-démocratiques qui laissent les salarié·es dans l’ignorance de qui négocie pour elleux et sur quel contenu.

 

Cependant, le sérieux des négociateur·ices et l’énergie des militant·es ne pourront jamais se substituer à la mobilisation collective. C’est uniquement par la création d’un rapport de force collectif au sein de la profession que nous pourrons obtenir des victoires concrètes. 

Production de films d’animation :
les travailleur·ses s’organisent !

Alors que le secteur de la production de films d’animation traverse une crise d’ampleur, de plus en plus de salarié·es relèvent la tête et s’organisent. Depuis 2 ans, la commission films d’animation du SPIAC-CGT ne fait que grandir : chaque mois de nouvelle·aux travailleur·ses rejoignent le syndicat, ce qui permet en retour de renforcer et développer notre activité dans le secteur.

En plus des réunions internes du syndicat, nous intervenons dans les entreprises et auprès de l’ensemble des salarié·es. Nous organisons des rassemblements, des cortèges en manifestation et des assemblées générales ouvertes à tous·tes afin d’échanger sur les situations vécues et de développer la solidarité entre travailleur·ses.

Nous accompagnons individuellement et collectivement des salarié·es qui se mobilisent dans leurs entreprises ou qui rencontrent des difficultés avec leurs employeur·ses, par exemple Andarta Pictures à Valence. Nous présentons des listes SPIAC-CGT dans un nombre croissant de CSE et soutenons les camarades qui s’y investissent, comme à Mikros où les élu·es ont joué un rôle majeur lors du redressement de Technicolor. Nous écrivons pour nos réseaux sociaux, notre magazine Le Clap ! et notre site afin de partager nos réflexions et dialoguer avec celleux qui le souhaitent.

Notre retour à la table des négociations est le résultat de toutes ces actions militantes. C’est avec beaucoup de sérieux et d’enthousiasme que nous allons poursuivre le travail entamé et arracher des victoires pour tout le secteur avec l’ensemble des travailleur·ses !

Face aux discours fatalistes, développons l’action collective !

Actuellement et depuis plusieurs années, la conjoncture économique est difficile dans la production de films d’animation. Cependant, les discours fatalistes qui annoncent comme inévitables les violences sociales exercées sur les salarié·es, ne servent pas ces dernier·ères. La présente situation appelle au contraire à l’action collective ! Rien ne justifie les abus ; le droit du travail doit être respecté quelles que soient les circonstances.

 

Cette crise sectorielle s’inscrit également dans une crise politique et écologique plus profonde, marquée par la grave progression de l’extrême droite. Celle-ci remporte déjà des victoires et fait peser des menaces croissantes sur les droits des travailleur·ses, des personnes racisé·es et/ou migrant·es, des femmes, des LGBTQIA+, sur nos libertés syndicales et politiques, ainsi que sur l’équilibre écologique indispensable au maintien de la vie sur Terre.

Le SPIAC-CGT : un syndicat ouvert à tous·tes celles et ceux qui veulent s’organiser

Pour alerter sur la situation réelle des salarié·es, pour obtenir le respect du droit du travail, pour conquérir des améliorations indispensables de la convention collective, et enfin pour combattre le fascisme ambiant, nous devons agir collectivement.

Si vous souhaitez mener avec nous une lutte à la fois joyeuse et combative : rejoignez-nous !
Le Conseil national

Paris, le 5 janvier 2026

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