Prod cinéma :
victoire historique pour la CGT,
en tête avec 62,6% des suffrages !
Communiqué
Plus d'un an après les élections, l'arrêté venant officialiser la nouvelle représentativité dans la production cinématographique a été publié au Journal officiel de la République française (JORF) ce 3 janvier 2026.
Ces résultats confirment le bouleversement du paysage syndical dans nos secteurs, entre réplique du séisme du mouvement historique des +20% dans la production audiovisuelle, plébiscite du travail régulier mené dans les instances de négociation de la convention collective et du CCHSCT, et volonté de se réunir face aux multiples menaces pesant sur le sec-teur et ses salarié·es.
Seconde réplique du mouvements des +20% pour toutes et tous
De nombreux·ses technicien·nes alternent les périodes d’emploi entre la convention collective de la production cinématographique et celle de la production audiovisuelle. Force est de constater que les positions et les choix des organisations syndicales lors du mouvement des +20% ont eu un impact direct et significatif sur les résultats de la représentativité dans ces deux branches.
Si dans la production audiovisuelle, la nouvelle mesure de représentativité a vu la CGT conforter sa place de première organisation syndicale et le SNTPCT se faire exclure de la table des négociations par manque de votes en sa faveur,
la seconde réplique du séisme du mouvement des +20% pour toutes et tous a littéralement renversé la table des négociations dans la production cinématographique :
Avec 62.60% de représentativité, le SPIAC-CGT renoue avec son histoire en redevenant le syndicat majoritaire du Cinéma, lui permettant de signer seule des accords, mais surtout de s’opposer à tout accord délétère pour les salarié·es. À l’inverse, le SNTPCT chute à 26,42%, tandis que Solidaires fait son retour dans les négociations conventionnelles avec 10,98%.
Un résultat qui vient confirmer l’action du syndicat dans les négociations conventionnelles et le CCHSCT
Nous avons pris à bras-le-corps les problématiques majeures qui ont traversé la profession ces dernières années, à commencer par la lutte contre les violences et le harcèlement sexistes et sexuels. La négociation d’un avenant spécifique, le travail autour de la création du métier de coordinateur·rice d’intimité, l’investissement dans les missions de référent·es VHSS ainsi que notre participation active aux débats autour des violences au travail, témoignent de notre engagement à faire reculer une culture sexiste qui détériore profondément la vie professionnelle et personnelle des femmes dans nos métiers.
Parallèlement, nous avons poursuivi notre travail de fond sur la convention collective. Après plusieurs années de négociations, un avenant a été signé, actualisant les fonctions dans les branches décoration, administration de production, étalonnage, repérage, direction de casting et chargés de figuration.
Pour y parvenir, nous avons de notre côté travaillé étroitement avec les salarié·es concerné·es, au sein du syndicat mais également à l’extérieur, notamment avec les associations professionnelles, permettant d’aboutir à un texte conventionnel en phase avec l’exercice réel de nos métiers.
Nous avons pris à bras-le-corps les problématiques majeures qui ont traversé la profession ces dernières années, à commencer par la lutte contre les violences et le harcèlement sexistes et sexuels.
Enfin, la CGT, seul syndicat de salarié·es à avoir réellement bataillé lors de la renégociation de l’annexe 3, a obtenu des avancées malgré un contexte d’austérité budgétaire aux niveaux national et régional qui fragilise gravement le financement des films, et malgré la menace constante et répétée des syndicats de producteur·rices de dénoncer la convention collective toute entière si l’annexe 3 n’était pas reconduite.
Si ces avancées restent en deçà des revendications portées par notre organisation dans les réunions de négociations, l’Assemblée générale des adhérent·es du SPIAC-CGT réunie le 20 mars 2025 a voté pour la reconduction de l’Annexe 3 pour 5 ans, attachée à la production des films dits « de la diversité », dans une époque marquée par la montée de l’extrême droite en politique, mais également au sein des principaux financeurs et diffuseurs du cinéma français.
Nous restons conscient·es qu’il reste à obtenir des avancées significatives que seules nos mobilisations pourront faire aboutir. C’est le cas notamment des salaires de l’Annexe 1, dont l’absence de revalorisation depuis plus d’un an a conduit au dépassement des 10% d’écart avec la hausse de l’inflation.
Face aux menaces graves pesant sur le cinéma et ses travailleur·ses, organisons-nous !
Le cinéma traverse une période de dangers majeurs : menaces de suppressions du CNC, difficultés croissantes de financement, coupes budgétaires en région, fragilisation des dispositifs de soutien à la création, et montée inquiétante de l’extrême droite dans notre secteur comme dans la société.
Ces menaces ne sont pas abstraites : elles ont des conséquences directes sur nos emplois, nos salaires, nos conditions de travail et sur la diversité des œuvres produites. Face à ces offensives, le repli et l’attentisme ne sont pas des options.
Les résultats historiques de la CGT dans la production cinématographique sont un signal fort : lorsque les salarié·es se mobilisent et s’organisent, ils et elles peuvent peser réellement sur le rapport de force.
Plus que jamais, nous appelons les travailleur·ses du cinéma à rejoindre le SPIAC-CGT, à s’organiser collectivement et à participer aux combats syndicaux à venir.
