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Publie sur janvier 6th, 2015 | Par admincgt

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Adieu et merci René VAUTIER

ADIEU ET MERCI RENE VAUTIER  …

Le cinéaste René Vautier est décédé ce 4 janvier 2015 en Bretagne.

René a participé à tous les grands combats : engagé dans la Résistance à 16 ans, militant et cinéaste contre le colonialisme après être passé par l’IDHEC, il était l’auteur de films courageux, nous nous souviendrons de lui à travers eux.

En 1947, il tourne « La grande lutte des mineurs », dont on parle encore aujourd’hui alors que les derniers mineurs licenciés se battent toujours pour faire rétablir leurs droits.

A la Libération, il était des grands combats contre les accords Blum-Byrnes pour défendre le cinéma français face au rouleau compresseur du plan Marshall, à l’heure où le compte de soutien via le CNC se mettait en place.

« Avoir vingt ans dans les Aurès » est un film remarquable dans lequel des jeunes appelés français sont confrontés à la guerre d’Algérie et à la violence de la « pacification » des campagnes et de la torture.

Dans «  A propos de l’autre détail », il a dénoncé le Front national qui, de son côté, a tout tenté pour faire disparaître ses films. Il était venu à deux reprises à l’invitation de notre fédération au Festival de Cannes à ce sujet.

Son grand combat aura été la dénonciation du colonialisme par la France, mais il aura aussi filmé pour condamner  l’apartheid comme  la reprise des essais de bombes nucléaires: il n’a jamais cessé de filmer pour que la part obscure de l’histoire fasse débat.

René avait non seulement dû se battre  pour tourner ces films mais aussi pour les diffuser : il avait mené, avec succès, une longue grève de la faim en 1973 contre une censure extrêmement violente et directe… à laquelle a succédé une forme plus insidieuse de pensée dominante, puisque ses films ne passent pas à la télévision.

Les combats de René Vautier sont toujours d’actualité. Nous saluons sa mémoire.  Nous n’oublierons pas d’agir pour montrer ses films et continuer les batailles contre « la peste brune » et le colonialisme.

 

Merci René.

 

 

Paris, le 5 janvier 2015.


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