Actualités

Publie sur mai 31st, 2013 | Par admincgt

1

Un témoignage long mais pertinent d’un technicien

L’article initial est sur le site des Inrocks.

Cher Serge,

La rédaction de cet humble texte va sans doute être un peu difficile… J’ose souhaiter que sa lecture le sera moins, l’humilité ne semble pas être votre point fort et au vu de ce que vous êtes capable de soutenir publiquement, le temps que vous prenez pour vous informer entre deux torchons critiques et « journalistiques » semble bien réduit.
Je vais par ailleurs rajouter à votre calvaire car je vais devoir parler un peu de moi, et votre temps de cerveau disponible pour vous intéresser aux autres en dehors de toute posture a l’air lui aussi de s’amenuiser. A votre décharge, le champagne de Cannes a sans doute quelque difficulté à s’évaporer… J’ai bien conscience en tous cas que mon cas (qui est loin d’être unique) ne pourra pas servir de matière (et c’est le cas de le dire) à un magnifique étron comme vous en avez le secret, et qu’il vous indiffère. Je ne suis pas « artiste »… Mais j’ai quand même quelques mots à vous dire, et que voulez-vous, contrairement à vous je préfère parler de ce que je connais, et je me connais bien…

Une dernière précision qui n’achèvera pas de vous décourager j’espère, je n’ai aucune idée au moment où je m’y attelle de la longueur ou de la forme que cette missive va prendre mais je sais avoir quelques difficultés, comme votre ami Abdellatif, à faire court parfois… C’est que j’ai beau être intermittent, technicien qui plus est… Non ne faites pas déjà la moue, cela n’a rien de répugnant je vous jure… Nous sommes des êtres humains comme les autres. Nous avons même une vie et besoin de manger, de dormir, de faire pipi tout ça tout ça… Non ne partez pas ! OK, c’est beaucoup de révélations… Je me recentre… C’est que j’ai beau être technicien disais-je, j’aime être précis et je ne rechigne pas à l’effort. Si si, je vous jure… Ça arrive encore de nos jours.
Tout ça pour vous dire que si j’éprouve le besoin irrépressible de perdre mon temps à palabrer avec votre auguste suffisance, c’est que j’en ai très gros sur la patate… Au point d’avoir la sensation d’étouffer. Au point de ne pas réussir à évacuer ce truc qui me remue le cœur, les tripes et la gorge depuis ce matin, mais qui m’a tellement submergé à la lecture de votre « article » du jour que j’ai cru que j’allais en vomir. A défaut il me fallait autre chose pour évacuer… Me voilà.

Ainsi donc il faut en finir avec le Kechiche bashing… Passons sur l’inanité de l’expression et sur le sous-entendu étrange… Que croyez-vous donc ? Qu’il y a là un bouc-émissaire injustement accusé des pires maux et qu’en parangon de la lutte contre les injustices et en grand connaisseur des méthodes de production, de la technique cinématographique, des tournages, et du fonctionnement de ceux-ci (ce que ne cesse de contredire votre article…) il vous faut voler à sa rescousse ? Que le monde est empli de petits bourgeois et/ou de gogos versatiles comme vous qui mettent au placard leur humanité et leurs convictions (et même pas que politiques…) dès qu’il s’agit d’évoquer le cas d’un « artiste » à leur goût ? Qui poussent l’idolâtrie jusqu’à tolérer l’intolérable, jusqu’à évacuer (volontairement ?) l’incohérence totale et le cynisme abject de ceux qui donnent à longueur de films ou de colonnes (suivez mon regard il vous méprise…) des leçons de bonne conduite morale, de lutte contre les inégalités, d’humanisme, de politique, de gestion, de bonne conscience, de bon goût, que sais-je encore (certains comme vous ont un avis sur tout…) et qui au quotidien font leurs les pires pratiques, l’amateurisme le plus crasse, les méthodes de propagande les plus immondes, les raccourcis les plus imbéciles ?

Je me réjouis pour ma part que non, et pour ne pas me lancer dans un grand débat bien inutile avec le cuistre auto-satisfait que vous incarnez avec tant de panache aujourd’hui, je me contenterai de vous dire que les plus passionnés et les plus investis ne sont pas où l’on croit (enfin où vous les voyez, quand toutefois vous arrivez à regarder autre chose que votre nombril et les films de vos copains…) et de m’appuyer sur vos bafouillages… Pardon… Ecrits…

Dès l’intro c’est carabiné de connerie… « Alors que les réjouissances du festival de Cannes se terminent et que la critique mondiale célèbre quasi-unanimement la Palme d’or décernée à La Vie d’Adèle, Chapitre 1 & 2, une partie des Français suit, sans avoir eu la chance de voir autre chose qu’une bande annonce, une série de polémiques mêlant politique, syndicalisme et autres commentaires n’ayant rien à voir avec une quelconque démarche artistique.»

Ok… Quelques secondes de répit, je me mets à niveau ce n’est pas simple…

Ainsi donc une poignée d’imbéciles à qui il reste un peu de conscience sociale (ou de professionnalisme, on y reviendra même si cette notion vous est étrangère…) et qu’il vous faut à tout prix éduquer, viennent gâcher la fête (enfin les « réjouissances »…) et ce magnifique consensus critique qui ne souffre aucun bémol, fût-il sur un tout autre sujet… Et c’est une honte… D’autant plus que ce consensus est adoubé par Votre Sainteté… Pauvre biquet… Pas trop dur ? En gros et pour reprendre votre raisonnement, son intelligence et sa magnifique structure : « Alors même que tout le monde aime les biscuits et que les derniers de La Mère Poulard (de l’artisanal quoi…) font l’unanimité, une bande de zozos, qui les a en partie fait cuire (quand même) mais qui ne les a même pas goûtés (horreur !!!) vient se plaindre qu’ils ont pour la première fois été concoctés dans les mêmes conditions qu‘en Chine, et c’est vraiment n’importe quoi. Décidément ils ne comprennent rien aux biscuits, et moi Serge Kaganski qui les ai goûtés et les ai trouvés très bons, je vais leur expliquer en quoi leur point de vue est illégitime et pourquoi il serait normal de délocaliser, c’est vrai quoi… Je les ai vraiment trouvés très bon, et je bande sur la Mère Poulard d’abord».

J’ai envie de dire faut arrêter les « réjouissances », vieux… Le champagne a pris racine…

Ainsi alors, il est nécessaire d’avoir vu le film pour comprendre que le fait qu’il soit le fruit d’un tournage au cours duquel, sur le plateau comme en marge de celui-ci, des gens ont été méprisés, exploités, harcelés, des vies ont été mises en danger, est en fait tout à fait normal… Je tombe de ma chaise… Car oui c’est de cela aussi qu’il s’agit pauvre bougre… De vies mises en danger pour une œuvre qui est peut-être magnifique, mais qui est conçue et reçue en dépit du bon sens… Je ne parlerai que de ce que je connais. Et très bien contrairement à vous. Lâchez votre coupe de champagne, vos papiers bâclés, votre ego lamentable ou votre frustration de ne pas en être qui me paraissent être les seules explications possibles à votre si grande proximité avec ces artistes à qui vous donnez tous les droits parce qu’ils sont artistes, outre le conflit d’intérêt… Et faites donc 13 jours de régie d’affilée avec des journées comme celles d’un tournage en général, d’un tournage de Kechiche en particulier, et de celui de « La vie d’Adèle » spécifiquement… On parle de droits piétinés, d’argent jeté par les fenêtres pendant que des gens n’étaient pas rémunérés pour leur travail, d’humiliations, de caprices indécents, de harcèlement moral, j’en passe et des meilleures (mais bon prince, pour ne pas divulguer mes sources, pour ne pas trop me mettre dans la merde en vidant publiquement mon sac, et pour votre salut, je vous laisse le soin de faire un travail de journaliste). Vous répondez « le film me plait alors on s’en fout »… Scoop : comme technicien, il parait que journaliste c’est un métier… Vous devriez l’apprendre… Au pire, faites faire vos recherches par un stagiaire que vous sous-paierez ou ne paierez pas, c’est une méthode acceptable parait-il, c’est le nerf de la guerre tout ça, et ça doit être tellement flatteur d’avoir posé sa pierre à l’édifice (mortifère) de l’œuvre de Serge Kaganski…

Au passage je note que ces pauvres Français qui n’ont rien compris et osent avoir un avis sur les conditions de sa mise en œuvre sans avoir vu le chef (d’œuvre), donnent dans la polémique politicienne ou sont à la solde des syndicats… Ça va les raccourcis Serge ?! Une petite faiblesse ? Besoin d’une prise de rendez-vous avec Jean-François Copé ou Laurence Parisot pour revoir vos classiques ? Ou vous êtes trop occupé à pondre un nouvel article tout plein de votre si prompte bonne conscience de gauche, que vous aimez tant mettre en scène ? Je me rappelle avec un émoi coupable votre article sur la Manif pour tous où vous fustigiez la droite et ses raccourcis faciles et hypocrites… Malgré quelques réserves, je l’avais relayé… Mes doigts me brûlent en y repensant… Je pense à mon pote H., qui fait de la direction de production en télé et qui me dit souvent, pour rigoler et se moquer gentiment de ma souplesse, de mon hermétisme au fric pour le fric et de mes engagements humanistes : « T’es une exception Ben… Le plus souvent avec les mecs de gauche, on a des problèmes de droite… »

Là tout de suite, ça me fait rire jaune…

Mais continuons, par ailleurs la politique n’a presque rien à voir là-dedans quand on y pense (j’y viens…), et qu’on essaye de voir plus loin que le bout de son nez (pardon, je vous réclame un effort…). Figurez-vous que bien des gens de gauche me critiqueraient aussi, aisément… Et oui, pathétique scribouillard… Comme beaucoup d’intermittents (même si pas tous je vous l’accorde, ceux dont vous prenez si facilement le parti par exemple, n’en font pas toujours autant…), vous n’imaginez pas le nombre de droits que je n’ai pas fait valoir. De mon plein gré, par amour de l’art et/ou de mon métier (oui oui j’insiste, METIER !!), parce qu’un projet me plaisait, pour une raison ou une autre, parce qu’il fallait bien percer à une époque où je n’étais qu’un taré de cinoche qui voulait faire son trou sans connaitre personne, sans un rond, et qui faisait (entre autres) le tour de Paris à 5h le matin pour trouver des tournages et proposer mon aide bénévole au cul des camions… Ou simplement parce que, dans un milieu aussi difficile, fermé, cloisonné par le piston et le copinage (auquel vous prenez votre part…), figurez-vous que comme d’autres je n’avais parfois pas le choix, et qu’aujourd’hui encore, scoop de nouveau, il m’arrive d’avoir besoin de bouffer… Mais cette réalité semble vous échapper comme à tous ceux qui ont le culot de dire « ils savaient bien que travailler avec Kechiche est difficile… Fallait pas y aller… » ou encore « ils sont bien contents de démarrer et de bosser sur un Kechiche, tous ces stagiaires »). Je me pose une vraie question en lisant vos âneries… Vous échappe-t-elle sciemment ? Non, je ne peux pas croire qu’une telle chose puisse arriver à un type, si arrogant et donneur de leçons soit-il, qui se prétend journaliste.

Argument 1 : « Le procès porte sur des heures de travail non-déclarées, des tarifs au rabais, un tournage rallongé de deux mois et emploi du temps extrêmement changeant. » :

Non !!! Le procès porte sur bien d’autres choses également… Faites votre boulot nom de nom (que c’est dur de canaliser ma colère et mon vocabulaire…) !!!!

« Rien de bien nouveau dans ce monde qui, balançant entre création, budgets hyper-serrés et/ou coûts de fonctionnement astronomiques, est régi par de petits arrangements en marge du code du travail sans lesquels certains films seraient tout simplement impossibles à faire. Mais la CGT tient là une fenêtre de tir incomparable et s’attache à ériger le réalisateur en mauvais élève exemplaire. »

Vous marquez un point (mais retrouvez aussitôt le giron de votre détestable incompétence juste après, rassurez-vous vous ne vous êtes pas trahi…). Rien de bien totalement nouveau en effet. Car oui, essayez d’être observateur au moins à défaut d’être un vrai journaliste qui s’informe d’abord, et informe ensuite… Ces arrangements en marge du code du travail nous les faisons. Constamment. Et bien souvent sans rien dire et avec le sourire malgré les aberrations incroyables que nous constatons au quotidien, que je ne détaillerai pas ici parce que je veux continuer à travailler, et que vous omettez (sciemment encore ?) de mentionner quand vous affirmez de manière péremptoire que certains films seraient « tout simplement impossibles à faire ». Je fais de la régie pour ma part. Les premiers arrivés, les derniers partis. Les salaires parmi les plus bas d’un plateau… Les amplitudes horaires parmi les plus folles… Et j’aime ça. Et je suis fier et ravi de faire ce métier même si par moments des cuistres comme vous me découragent….

Je me suis battu comme un dingue pour le faire. Je dois encore me battre aujourd’hui parfois, tant justement il y a d’aberrations à tous les étages et tant souvent porter le bon nom, avoir les bonnes connaissances, tout accepter au prix de son équipe ou faire de la politique comme vous le faites offre plus d’opportunités que de vouloir être professionnel au service de professionnels ou être un authentique passionné. Je suis désormais chef de poste. Pour tenir autant que par passion, justement, j’ai dû cesser de compter depuis belle lurette les fois où j’étais traité comme de la merde par certains « créateurs » que vous chérissez. Par certains autres techniciens même… Mais je ne suis pas aussi clientéliste et méprisant que vous, je suis solidaire avec eux surtout quand on ne leur dit même pas merci après les avoir usé jusqu’à l’os, ce qui m’est arrivé trop souvent pour que je le tolère pour un autre…

Peut-être que c’est là que le bât blesse d’ailleurs. Bien assis sur votre cul à donner votre avis sur tout, ignorant des coulisses tout autre son de cloche que celui ce que vos interlocuteurs privilégiés de journaleux branché vous font tinter à l’oreille, non seulement vous ne prenez même plus la peine de regarder de près, mais vous vous permettez l’indigence avec un aplomb qui ferait passer Christine Boutin pour une progressiste. Je ne compte plus toutes les journées de 15, 18, 20h parfois, payées 8, que j’ai faites. Toutes les fois où j’ai terminé ces journées de fous en chargeant des camions puis en ramenant chez elle ou chez lui, luttant pour ne pas m’endormir au volant, un comédien ou un « créateur » payé jusqu’à 250 fois mon salaire quotidien (le chiffre est véridique), mais qui refusait de travailler le matin ou qui avait je ne sais quelle exigence que la production bétonnait quel qu’en soit le coût avant de m’annoncer qu’elle n’avait pas le moyens de me payer mes heures sup… Je compte d’ailleurs sur les doigts d’une seule main après plus de 12 ans de métier les tournages sur lesquels je n’ai pas fait cadeau le sourire au bec d’heures de travail à la production. J’ai des milliards d’exemples que je ne citerai pas, pour vous contredire et vous jeter à la (grande) gueule à quel point vos propos sont non seulement inappropriés, mais insultants.

Que croyez-vous ?! Qu’il n’y a que des techniciens incultes et pleurnichards qui doivent tout encaisser pour les joies de la création et l’égo des créateurs parce que c’est comme ça et que « c’est pas nouveau »?! Dans quel monde vivez-vous ?! Oui nous faisons ces arrangements quand ils sont nécessaires, oui nous supportons parfois l’insupportable… Peu de gens savent, parmi tous ceux qui ont un avis sur nos métiers qui n’est souvent que le fruit de ce qu’ils entendent en interview télévisée ou lisent dans vos pages (des « créateurs » qui parlent « création », des comédiens qui se sont « éclatés », « bien marrés », des intellectualisations ou des pantalonnades à mille lieues de nos labeurs) quelle est la réalité de bien des tournages. Peu de gens savant comme il faut en chier ou tout accepter quand on n’a pas de piston ou quand on n’est pas du sérail. Comme nos boulots sont prenants. Comme de toute façon on renonce à toute vie personnelle quand un tournage démarre. Mais on le fait. Parce qu’on aime ça, encore une fois, et figurez-vous que parfois aussi ça se passe très bien. Pas parce qu’il n’a pas fallu faire des efforts, on aime ça et on les fait je vous dis. Mais parce qu’au moins on a été respecté, ou remercié. Parce qu’on a eu l’impression d’être tous ou presque dans le même bateau, parce que le film, au bout du compte, est beau. Et qu’il ne pouvait effectivement pas être fait autrement (ok ça c’est bien plus rare… Mais il vous faudrait bosser pour le savoir…)

« il est injuste de faire porter ce chapeau collectif au seul Kechiche sous prétexte de Cannes et de palme d’or. »

Il ne s’agit pas de faire de Kechiche un bouc-émissaire comme vous le sous-entendez honteusement. Scoop encore (décidément… ça va vous tenez le coup ?): je n’ai rien de personnel contre Kechiche, comme je n’ai rien contre vous à la base… Et je ne sais pas ce que va donner ce film même si j’en ai une vague idée et que certains aspects de sa fabrication me hérissent le poil. Et oui Mr Kagansky… Tout le monde, et heureusement, n’est pas comme vous. Plutôt mourir que de suivre votre exemple et de juger des gens que je ne connais pas et des films que je n’ai pas vus sur la foi d’une réalité dont j’ignore tout… Je n’ai rien de personnel contre Kechiche disais-je… Ses agissements en revanche, en tant que co-producteur et réalisateur (scoop : des METIERS !!!! Artiste ou pas…) mais aussi en tant qu’être humain face à d’autres êtres humains, au même titre que les vôtres quand vous les légitimez avec des arguments aussi fallacieux, me font gerber. Ils sont la honte de nos métiers au même titre que votre article est la honte du journalisme. Il ne s’agit pas de faire de l’opportunisme, il ne s’agit pas de dénigrer un homme ou une œuvre, il s’agit de s’appuyer sur des faits et de dire que sur les tournages de Kechiche et sur ce film particulièrement, toutes les bornes sont dépassées.

Tout ce qui peut se voir ailleurs mais qu’on tolère déjà trop souvent prend des proportions ahurissantes. Qu’il y a un système qui cloche, et que si beaucoup comme moi sont prêts à accepter beaucoup encore, que vous le vouliez ou non et même si « rien de nouveau », aucun artiste ni aucun chef d’œuvre, palme ou pas, ne justifie les choses que vous apprendrez quand vous lèverez le cul de votre chaise pour faire votre travail, comme les collaborateurs de Kechiche que vous insultez ont essayé de faire le leur… Ou alors par pitié, contentez-vous d’être un critique pédant et incohérent, vous êtes parfait dans ce registre… Rien de nouveau donc laissons faire et fermons-la ? Quel cynique de premier ordre vous faites, ça me fait frissonner que des gens qui tiennent ce genre de discours aient votre audience. Pire ! Comme si ce n’était pas assez con, vous ne vous arrêtez pas là !!! Continuons…

Argument 2 : « Depuis peu, lorsque l’on parle de Kechiche, les commentaires, insidieux comme une rumeur, brossent un portrait tyrannique du nouveau-palmé, tout entier à son intention et très peu regardant sur le bien-être de ses congénères. »

Insidieux comme une « rumeur » donc… Le mot est lâché. Qui parle de « rumeur » ? Vous assumez votre statut de « journaliste » et refusez de citer vos sources ? Ou allez-vous faire preuve d’honnêteté et cesser de sous-entendre que c’est totalement infondé et créé de toute pièce par je ne sais qui voudrait nuire sans raison valable ? A quoi vous sert de sous-entendre que le calvaire de gens méprisés est instrumentalisé à des fins politiques, ce que par ailleurs vous semblez faire de votre côté ? Quid des témoignages nombreux de ceux qui contrairement à vous ont côtoyé Kéchiche sur un plateau, se sont fait insulter ou exploiter (ils ne « comprenaient rien à l’art », notez la similitude du discours… Vous partagez visiblement beaucoup de choses), ont travaillé sur ses films, en sont partis parfois… Et même souvent pour « La vie d’Adèle »… Ils fabulent ? Sont à la solde de la CGT ? … Vous mettez un lien vers l’article du Monde qui les met en lumière pour mieux nier la validité de leur témoignage tout de suite après sans même ciller ?! Mais qui êtes-vous pour vous permettre ça ? Et ce « depuis peu », monsieur je-sais-tout, vous le sortez d’où ? Depuis son premier film c’est le cas… Et même des collaborateurs habituels sont partis de celui-là justement… Sans raison ? Vous faites quoi de ces infos ? A moins que l’information ne vous dérange… Parce que vous semblez avoir beaucoup de mal et que je suis d’humeur solidaire, une première pierre datée du jour à l’édifice de votre apprentissage du sens des réalités (je vous mets un lien tout frais pour que vous ayez le temps de relire les vôtres et de rattraper ce que vous avez loupé ou balayé d’un revers de la papatte…)

http://www.afcinema.com/La-Vie-d-Adele-au-chapitre-temoignage.html

« En cause, la “brouille” d’Abdellatif Kechiche avec ses deux actrices principales. »

Que faire sinon de la redite, faites donc votre travail… En cause bien d’autres choses…

« Ce dernier, intransigeant, aurait fait tourner près de 750 heures de rushes parmi lesquelles de nombreuses scènes d’intimité non simulées, écartées au montage. »

Classe en effet… Et tous ces gens qui veulent nuire à quelqu’un de si formidable et en faire un bouc-émissaire… Si c’est pas malheureux… Heureusement Kaganski est arrivé… Sans se presser… Avec sa plume et son gros bonnet… Au fait, on vous a dit que 750 heures de rushes ça ne se faisait pas comme ça ? Que ça avait un coût financier ? Un coût humain ? Que ce coût est démultiplié quand on réfléchit 8h avant de tourner ou qu’on bouffe des huîtres et boit du champagne avec toute l’équipe qui poireaute ? Que ce coût se prévoit ? Que ça s’appelle de la production ? Que la production c’est un METIER ? Que réalisateur c’est aussi un METIER ? Que ces 2 METIERS sont indispensables à la bonne tenue d’un tournage, qui implique des vrais gens qui travaillent, ont une vie, un loyer, des impôts, des assurances et tout le toutim ? Je m’arrête là, ce serait comique si ce n’était pas pathétique d’être journaliste et d’ignorer (volontairement ou pas) tant de choses…

« Deuxième pique relevée, lors de la remise de la Palme attribuée conjointement au réalisateur, à Léa Seydoux et à Adèle Exarchopoulos, un seul nom manquait au milieu des pleurs : celui de Julie Maroh, l’auteure de la bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude dont s’est inspiré le Franco-tunisien. Cette dernière a publié un texte sur son blog, où elle raconte ne pas avoir été tenue au courant de l’état d’avancement du film et ne pas avoir été invitée à monter les marches. »

A ce stade en toute franchise, je me demande si vous voulez entamer une reconversion et vous lancer dans le stand-up… Rappelons que le film a été montré sans générique et que Kechiche n’a remercié aucun technicien malgré cet état de fait et malgré les conditions de tournage que tout le monde connait désormais (sauf vous qui refusez de leur accorder du crédit pour des raisons artistiques qui n’ont rien à faire là…) « Un seul nom » manquait donc… Fâcheux mais extrêmement révélateur de votre mépris total pour une certaine catégorie de gens. Je vous invite à l’occasion à mettre un artiste visionnaire tout seul, des comédiennes (à poil si vous voulez, vous les aimez comme ça vous aussi…) et plusieurs camions pleins jusqu’à la gueule de matériel technique au milieu d’une équipe de gens constitués de carreleurs, de soudeurs, et de peintres en bâtiment et vous verrez le résultat… Un film c’est un travail d’équipe, vieux… Quand on a compris ça et qu’on a une production responsable derrière soi, aucun film n’est obligé de se faire dans la douleur… Quant à ce que vous dites de Julie Maroh, vous donnez vous-même le lien vers son blog pour juste après réduire son propos… Encore une preuve supplémentaire de votre suffisance… Que pensez-vous de vos lecteurs ? Trop cons pour aller lire à vos yeux ? Trop obnubilés par votre sainte parole ? Ou décidément vous vous foutez de tout ?

« il arrive que dans l’émotion d’un prix et le minutage du temps imparti au discours, on en oublie de remercier Untel ou Unetelle. »

Un autre truc encore un peu plus nul ? Une porte ouverte à enfoncer à défaut d’un clou ?

« Il est notoire que le film est adapté de la BD de Julie Maroh, tous les articles l’ont mentionné, et il n’est pas très classe de la part de l’auteure de vouloir ramener à elle la cérémonie cannoise. Le film est signé Kechiche, pas Maroh et il n’est écrit nulle part que l’auteur d’une œuvre transposée au cinéma doit être obligatoirement intégré au processus de fabrication du film. »

Et bien…

« Plus généralement, il est possible que Kechiche ait un ego immense, mais ni plus ni moins que des centaines de cinéastes et d’artistes avant lui. L’ego surdimensionné est chose acceptable quand les œuvres sont grandes, et c’est bien le cas ici. »

J’hésite entre essayer de trouver les mots pour argumenter entre 2 renvois ou inviter vos lecteurs à tout simplement se référer à l’article de Julie Maroh que vous avez la décence (vous en êtes donc capable…) d’indiquer vous-même, pour se rendre compte que tout ce que vous écrivez est d’une mauvaise foi et d’une malhonnêteté qui laissent pantois… Devant la classe dont elle fait preuve, la qualité de sa plume opposée à la calamiteuse objectivité de votre article de caniveau, je préfère renvoyer à ses écrits. Pour ce qui est de l’adaptation, elle y dit la même chose que vous… Elle y indique par ailleurs qu’elle ne tient pas rigueur à Kechiche d’un comportement pourtant assez odieux pour quiconque a conservé un peu de ce qui vous manque, calme les ardeurs des gens qui l’ont conspué parce qu’il l’avait « oubliée », précise qu’il l’a remerciée en privé, la voilà en petite capricieuse qui essaye de tirer la couverture à elle sous votre plume (enfin… Balai brosse…). Suit un argument de cour de récré (« le film est signé Kechiche, pas Maroh »), puis une formidable variante du « rien de nouveau » devenu cette fois « oui mais c’est pas le seul », et enfin le retour du tristement obsessionnel « un comportement inadmissible ne l’est plus quand il s’agit d’un artiste que j’aime » (bonjour les chevilles)… En gros, donc, non seulement vous débitez des conneries au mètre, n’avez aucun respect pour plein de monde, êtes complètement perdu dans votre fantasme du génie solitaire, faites preuve d’une condescendance ahurissante, mais en plus vous trouvez le moyen de vous répéter. J’étais déjà tombé de ma chaise, je ne sais plus jusqu’où je vais pouvoir descendre… Une chose est sure, votre papier est bel et bien signé de votre nom et constitue la preuve flagrante que lorsque l’on a un égo surdimensionné, on aime à voir son patronyme sur les choses qu’on a pondues, si petites et lamentables soient-elles…

Quant au reste, juste un petit rappel, un cinéaste ne fait pas un film tout seul avec un pinceau ou un stylo, encore moins quand c’est une adaptation. Il peut trahir certes, reste qu’il a pris des choses à quelqu’un qui est en droit d’attendre au moins qu’il réponde à ses messages… Si un argument professionnel ne vous convainc pas, un argument humain vous siérait ? C’est quand même sympa et correct de répondre aux messages de l’auteure qu’on adapte non ? (ce qu’il faut vous apprendre, c’est épuisant…)

Argument 3 : Vidéo de votre copine de neurone Christine Boutin (sur ce coup là vous êtes vraiment au taquet)

Que vient faire ici la vidéo de cette folle ? Son propos s’inscrit-il dans une « argumentation » autour de « la vie d’Adèle » ? Outre replacer l’article dans un contexte à son niveau, je ne vois là-dedans qu’une énième et piteuse manière de décrédibiliser tous les témoignages, légitimes, eux, des gens que vous vous acharnez à piétiner de votre bêtise… Heureusement vous ne faites pas de commentaire ce qui est bien votre seule bonne décision éditoriale du jour.

Argument 4 : « Un film d’amour entre femmes tourné par un homme, celui pourrait être perçu comme un acte progressiste. »

Outre la coquille, qu’on mettra sur le compte du bâclage évident pour ne pas se contenter d’accabler le vide intellectuel, j’objecterais volontiers que ça peut tout aussi bien être perçu comme le summum d’une forme de machisme malsain, surtout au vu des conditions de tournage des scènes de sexe, de la « brouille » évoquée plus haut par vous-même, de l’âge des comédiennes au moment du tournage, du goût prononcé qu’ont les critiques dans votre genre pour le cul épate-bourgeois et la crudité « transgressive » dans les films des artistes labélisés qui trouvent grâce à leurs yeux et dans la quasi-totalité de ce qu’ils appellent des « chefs d’œuvres » depuis 20 ans (au point de se demander si le questionnement existentiel et surtout sexuel avec scène de cul à l’appui n’est pas une condition préalable à cette caractérisation, il faut bien avoir des choses sur lesquelles théoriser dans le vide et ça fait plus classe que d’avouer simplement qu’on avait envie de se rincer l’œil…), mais puisqu’il est possible que les scènes soient très belles je ne le ferai pas en détail.

Tout juste vous rappellerai-je que l’histoire du cinéma est truffée d’idées magnifiques de mise en scène pour figurer des actes sexuels absolument torrides, des moments d’intimité prodigieux, des passions dévorantes, des orgasmes extraordinaires, sans avoir besoin de mettre tout le monde à poil et de faire en sorte que des comédiennes à peine majeures « se lâchent » devant la caméra derrière laquelle il y a (comble du hasard…) un homme (pardon un artiste… Un mec asexué quoi… Sic), et donnent dans le porno soft fût-il extrêmement signifiant quant à leur itinéraire. Mais vous n’avez peut-être plus le temps de vous intéresser à l’histoire du cinéma, entre vos papiers politiques, culturels, critiques, vos émissions de télé, vos pastilles radio, vos diners mondains, ça doit être prenant d’avoir une parole indispensable… Rassurez-vous, je suis bientôt au bout.

« On pourrait juger La Vie d’Adèle par la justesse de sa mise en scène, son incroyable aplomb lui permettant d’envoyer des scènes inédites de sensualité, de durée et de précision. »

Oui. On pourrait. Si on était aussi mauvaise langue avec les créateurs que vous ne l’êtes avec les techniciens et les auteures de BD, on pourrait aussi gloser sur la « justesse de la mise en scène » et la « précision » de quelqu’un qui a besoin de pousser tout le monde à bout sur son plateau, de montrer tout frontalement, de tourner 5 mois, d’atteindre les 750 heures de rushes dans les conditions qu’on sait tellement il ne sait pas où il va (vous me ferez la version fan club ensuite, le pointillisme tout ça), et de faire bosser 6 monteurs, pour accoucher de 3h d’un film à priori plutôt intimiste et sans effet spécial ni grosse machinerie… On ne le fera pas.

Comme je ne désespère pas que vous travailliez un jour au lieu de vous contenter de décréter que votre avis prévaut sur la réalité parce que c’est le vôtre et que vous êtes le roi du biscuit, je vous suggère d’interroger en privé ses monteurs par exemple… Vous découvrirez des histoires magnifiques, y compris sur ses films précédents. Rappelons juste pour mémoire et pour l’anecdote que pour pondre « Apocalypse now », Coppola s’était arrêté à 250h de rushes… Ça n’a rien à voir me direz-vous, vous aurez raison… J’ai envie de dire justement. Mais bref…

On pourrait vous demander ce qu’il y a de vraiment « inédit » dans cet « envoi »… La nature de la « claque » suscitée par ces scènes de sexe plus ou moins explicites qui brouillent la frontière entre fiction et réalité, et qui sont « hyper crues tu vois, chouchou, mais en fait totalement sensuelles/signifiantes/précises/mon-cul-sur-la-commode » ? … On ne va pas le faire non plus. A titre personnel j’ai l’impression que « Les Inrocks » et d’autres me font le coup tous les mois et surtout en période de festival, et qu’il n’y a que l’auteur des images et les propriétaires des culs qui changent… Et puis on va finir par replonger dans l’histoire du cinéma, y compris toute récente, et je vous bouffe déjà pas mal de votre temps. Je lisais en tous cas il y a peu le post d’un critique digne de ce nom, un de ceux qui argumentent, lui, même si on n’est souvent pas d’accord, et qui pointait combien le cinéma dit non-formaté l’était en fait totalement… Que ça résonne avec justesse à mes oreilles quand je vous lis…

Mais gageons que « La vie d’Aldèle » est totalement différent… J’ai l’impression de l’avoir déjà vu 1000 fois, mais je me trompe sans doute (vous avez vu cette ouverture d’esprit ? Vous devriez en prendre de la graine…) et je prends note pour quand je le verrai, que niveau sexe on n’a jamais fait plus « sensuel » (j’ai tendance à me faire une autre idée de la sensualité et de l’érotisme pour le coup, mais on verra bien, avec le peu d’imagination que vous avez si vous y voyez de la sensualité c’est qu’il y en a…), plus long (c’est marrant je me souviens avoir vu plus long déjà…), et plus « précis » donc… Ok… Ouah… Ça fait un malheur dans les soirées ou chez Beigbeder ça, « c’est une scène inédite de précision » non ? Et sinon ça veut dire quoi ? On voit bien les poils ? Pour ce qui est de l’aplomb au moins, je ne vous contredirai pas… Incontestablement il en faut. Au moins autant pour demander à 2 comédiennes de faire ce qu’elles ont fait, que pour vendre avec la subtilité qui est la vôtre qu’on peut être critique de cinéma et considérer qu’il est indispensable de voir 2 filles baiser pendant 10 mn pour avoir une « compréhension profonde des personnages et de ce qui leur arrive dans la suite du film »… Sic. On ne saura jamais si elles l’ont vraiment fait ou pas (la grande question « cinéphilique » que se posent plein de « journalistes » en ce moment…), nous voilà rassurés il y en a au moins un qui se branle, au sens propre comme au sens figuré… Comme je ne veux de mal à personne, même pas aux cyniques condescendants, et qu’au moins au sens premier c’est plutôt agréable, je suis content pour vous… On enquille ? Pas encore sourd (oui il parait que ça rend sourd)?

« Ou alors on peut confondre ce film de fiction avec un documentaire sur la sexualité lesbienne et dénoncer une vision trop masculine et fantasmée des ébats de Léa et Adèle. »

Bon sang, mais c’est bien sûr Serge ! Heureusement que vous êtes là ! Au milieu de la bien-pensance et de la liberté d’avoir une opinion, il est bon de se rappeler qu’il suffit de vous demander, et que quiconque y verrait une vision masculine et fantasmée des ébats de Léa et Adèle, se serait tout simplement planté de film et aurait fait une confusion… Et sinon vous aimez les pâtes ? J’espère que oui parce que moi j’aime bien… Je trouve ça bon… J’ai droit ? Eh dites Serge, le festival c’est fini hein ? Parce que vous nous le faites avec un brio, là…. C’est quand même du haut niveau… Allez on termine, c’est qu’il faut que j’aille me coucher.

« c’est le ressenti de Julie Maroh et il est respectable. »

Sans blague… Z’avez pas fait une faute de frappe là ?? Pour un peu vous le trouviez « légitime »… Ça vous a fatigué ce papier non ? Je vous sens moins en forme sur la fin…

« Il n’est cependant pas du tout partagé par l’immense majorité de ceux qui ont vu le film (hommes et femmes, et on le suppose, hétéros, gays ou lesbiennes mêlés) et qui ont jugé ces scènes de sexe comme une des plus belles choses vues au cinéma depuis longtemps et comme nécessaires à une profonde compréhension des personnages et de ce qui leur arrive dans la suite du film. »

Je me disais bien que vous alliez vous rattraper… Suis déjà revenu sur la « nécessité », je me moquerais bien encore un peu mais je n’aime pas tirer sur les ambulances… Je ne résiste pas à pointer tout de même ce culte soudain de la majorité. L’immense majorité de ceux qui ont vu le film (rappel, Cannes… Avec tout ce que ce petit nom implique… Et qui d’autre ? Bah… Juste Cannes en fait…) ont pensé comme vous ? Ah d’accord alors… Dont acte. Pour info Julie Maroh dans son article raconte tout autre chose. Une salle de cinéma où « tout le monde pouffe de rire. Les hérétonormé-e-s parce qu’ils/elles ne comprennent pas et trouvent la scène ridicule. Les homos et autres transidentités parce que ça n’est pas crédible et qu’ils/elles trouvent tout autant la scène ridicule. Et parmi les seuls qu’on n’entend pas rire il y a les éventuels mecs qui sont trop occupés à se rincer l’œil devant l’incarnation de l’un de leurs fantasmes. » Mais alors, comme les techniciens qui font du Kechiche bashing, cette frustrée de Julie Maroh ment à dessein vous croyez ?

Ah non… Elle s’est trompée… Quelque chose m’avait échappé l’espace de quelques secondes et à cause de la contrariété sans doute. La vie est simple finalement… On se prend la tête pour des bêtises, je vais même finir par me demander pourquoi j’ai été si long… La majorité pense comme vous ? Elle a raison. La majorité ne pense pas comme vous ? Elle a tort. Et pour la minorité ? Pourquoi en serait-il autrement…

Je ne sais pas si j’aurai la force et le temps (c’est que quand je bosse je le fais vraiment, moi…) de revenir parler du film quand je l’aurai vu pour vous dire si vous aviez raison ou si j’avais tort… Ce sont les 2 seules solutions n’est-ce pas ? Si c’est le chef d’œuvre annoncé, à mes yeux en tous cas, je vous le ferai savoir. Mais ne vous en déplaise, ça ne changera rien au caractère inadmissible de ce qui s’est passé sur son tournage. Un truc me rassure par ailleurs, je suis certain que nous n’aurons pas les mêmes arguments, et permettez-moi de vous dire que les vôtres me font de la peine…

Je vous embrasse pas Serge… Pour finir en toute franchise, une page tarte à la crème comme celle qu’on vient d’explorer ensemble, de la part d’un titulaire de carte de presse, ça me donne plutôt des envies de tarte dans la gueule… Mais à part avec des mots quand je me retrouve face à tant de bêtise, je suis non-violent… Et sinon, vous connaissez « La vie de Brian » ?


A propos de l'auteur



One Response to Un témoignage long mais pertinent d’un technicien

  1. anne says:

    hé bé…………..!!!!!!!!!!!!

    je n’aimerais pas être à la place du journaliste

    et j’espère qu’il l’a lu!

Retour en haut ↑